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L’humeur d’Etienne – Aux armes citoyennes

« Le plus souvent dans l’histoire, « anonyme » était une femme » écrivait Virginia Woolf. Cette pensée mi humoristique mi satirique m’a très longtemps marqué et me reviens à l’esprit en plein débat sur l’écriture inclusive. Qu’on soit pour ou contre, il faut dire que tout le monde ou presque a un avis sur la question.

 

J’ai souhaité ici prendre la plume afin de m’exprimer sur ce sujet sans vouloir entrer dans des discussions sans fin sur l’emploi ou non de mots épicènes, d’accords de proximité, de point médian et autres termes qui bercent le débat.

 

Car en écoutant les médias radiophoniques, télévisuels, papiers sans oublier l’outil internet, véritable agora numérique, je ne peux m’empêcher de penser que les différents intervenants de ce débat ne parlent pas du problème de fond soulevé par l’écriture inclusive.
La question que l’on a l’habitude de se poser face à un malheur est la suivante : comment en est – on arrivé là ? Je me la pose à présent. Les revendications multiples des partisans de l’écriture inclusive ont mûri leur souhait de passer à ce type de rédaction et cela vient bien de quelque part. L’écriture inclusive est peut-être l’étape suivante de combats qui ne trouvent pas de fin positive. L’égalité salariale en est certainement un.

 

Cette lutte pour l’écriture inclusive serait donc un débat supplémentaire afin d’apporter l’égalité des sexes dans notre société ? Un moyen d’inclure les femmes…écriture inclusive…oh je comprends mieux !

 

Quand je me penche sur l’histoire de mon vieil établissement, il nous a fallu attendre 1989 pour que le Collège Episcopal Saint – Etienne ouvre ses portes aux filles. Pour la première fois, Saint – Etienne apparaissait comme le mauvais élève de la classe. Mais le Collège s’est désormais rattrapé et les classes mixtes existent naturellement. L’inclusion des filles fut la bienvenue et les garçons se sont habitués à la présence de ces dernières. Alors pourquoi ces inégalités persistent – elles en dehors de l’école ? Les hommes ne s’habituent – ils pas à la présence de leurs collègues féminines ? Ces dernières se font – elles trop remarquer ? Doivent – elles être plus discrètes ? Ou sont-elles tout simplement meilleures ?

 

Mon expérience personnelle m’a prouvé à de nombreuses reprises que la vie commune, avec les spécificités de chaque sexe, permet l’éducation relationnelle entre hommes et femmes et permet d’apprendre que l’égalité des sexes n’est pas un droit mais un devoir.

 

 

Alors aux armes citoyennes… citoyens…

 

Qui est Étienne?

Étienne est un historique de notre établissement. D’abord élève, puis professeur, il coule désormais des jours heureux dans le centre-ville de Strasbourg et passe régulièrement nous rendre visite et nous faire part de son humeur du moment.
2016-03-14T15:19:18+00:00

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