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Un monde pour demain

Le confinement qu’a pu connaître notre établissement cette année, a nécessité une continuité pédagogique dans chaque matière. L’instruction de la philosophie a également effectué ce travail à distance et leur professeur a souhaité que les élèves puissent parler de leur confinement d’un point de vue philosophique. Le voici !

Je pense que l’expérience que nous vivons actuellement doit être pris comme une réelle opportunité pour évoluer mentalement et réparer des erreurs passés. Le confinement des populations du monde entier a eu un réel impact positif sur le climat et la dégradation de l’environnement : nous pouvons le voir dans les eaux de Venise où réapparaissent les poissons, les dauphins qui viennent près des ports, la diminution du CO2 dans l’air grâce à la diminution des activités dans les usines… Ce virus a également pu « souder » les populations, la solidarité et l’entraide priment dans ces moments difficiles, le soutien des travailleurs en première ligne… Dans le monde de demain, selon moi, il faudrait garder un esprit solidaire entre tous, il faudrait maintenir les aides mises en place pour les sans-abris par exemple… Les métiers essentiels à la vie de chacun ne devraient pas être félicités que lorsque nous sommes en « guerres » tels que les chauffeurs routiers, les métiers dans l’alimentaire… Par rapport à la planète, le monde de demain devrait comprendre que sans planète, l’économie ne pourrait pas fonctionner  : il faudrait donc penser à l’environnement avant de penser au profit, à la production des usines… Il faut se servir de cette expérience positivement pour avancer dans le bon chemin et ne plus commettre les mêmes erreurs, même si, d’un avis personnel, je pense que les usines vont reprendre de plus belles et n’auront aucune prise de conscience. Enfin, le monde de demain devrait également favoriser les producteurs locaux, plutôt que de délocaliser les usines : cette expérience du coronavirus a prouvé l’importance des acteurs locaux.

Anne Onyme

 

Cette période est un peu compliquée pour tout le monde avec le virus du COVID19. Je pense que c’est assez important que chacun écrive ce qu’il ressent durant cette période qui n’est pas du tout commune aux précédentes. Nous sommes à notre 50ème jour de confinement. Pour ma part cette période m’a fait grandir et réfléchir aux choses qui n’étaient que secondaires dans ma vie. Malgré les cours, les amies et la famille il y a d’autres choses qui comptent et qui sont importantes. Tout d’abord, j’ai eu vraiment beaucoup de temps en plus de mes devoirs pour m’occuper des choses qui m’entourent, ranger ma chambre, mes placards, prendre soin de moi, lire des bouquins, jouer, regarder des films et surtout me poser des questions sur moi. Ce qui a été le plus surprenant pour moi, c’est que les activités du quotidien ne font même pas 70% de ma vie, il y a tellement de choses à faire et à vivre que même confiné le monde ne devrait pas arrêter de vivre. Le virus m’a fait grandir et me rendre compte que je ne prenais pas assez de nouvelles de mes proches. Il nous a tous fait réfléchir au monde de demain ? Je pense que oui, car on a pu voir que l’être humain était très égoïste, avec les pâtes, le gel hydroalcoolique qui est dévalisé après les recharges de stock. Quoique les règles de confinement soient clairs, elles ne restent pas si correctes que cela. Les promenades sont interdites mais les regroupements à plus de cent personnes dans un Auchan l’est…  Je trouve aussi que les gens ne prennent pas en compte tout le travail que les aides-soignants font, à mettre leur vie en danger pendant que d’autre se plaignent sur la situation du confinement. La plupart de ma famille est malade, ma grand-mère et le cas le plus grave parmi eux, je suis chargé de m’occuper d’elle ; ce qui me soulage puisque je peux profiter d’elle en la voyant tous les jours. Pour finir le mot que je pourrais dire pour la fin de ce texte, c’est que la vie est courte, il faut profiter des chaque seconde, chaque minute et chaque heure de ses proches et de ce qui compte pour nous. Chacun peut décider de ce qu’il veut faire et du bonheur qu’il souhaite apporter à son entourage. Je pense que je ferai plus attention à ma famille, qui à ce jour est le plus important pour moi. Aujourd’hui je peux être clair sur une chose qui ne me troublait pas tant que ça avant, c’est que chaque personne est unique avec ses qualités, ses défauts et sa beauté. Personne ne doit changer ou se fondre dans le moule pour être comme les autres. Ce qui est beau dans le monde c’est la diversité des personnes et ce qu’ils peuvent partager avec nous. Alors restez vous-même et restez chez vous ! 

Durant cette période compliquée qu’est le COVID19, nous avons tous compris que le monde de demain doit évoluer et mûrir. La nature humaine nous a prouvé que nous sommes tous des personnes égoïstes qui avons peur que la mort nous tombe dessus. Mais préférions-nous de mourir heureux ou mourir avec la peur au ventre de tomber malade tous les jours ? Personne n’a vraiment été solidaire et compréhensif envers notre système Français, qui certes n’a peut-être pas fait les choses comme tout le monde l’aurait fait mais malgré cela qui se démène tous les jours que notre monde soit mieux.  Ce temps de réflexion m’a permis de voir le monde en plus grand, un monde solidaire, compréhensif et à l’écoute du système car au final les règles qui sont obligatoires sont faites pour notre bien.  

M F

 

 

« Apres le coronavirus, il faudra combattre tous ceux qui vous diront de continuer comme avant ». En effet, cette malheureuse épidémie va enfin, nous permettre de changer les mauvaises habitudes que l’homme a créés durant ces derniers siècles. Nous pouvons donc évidemment nous poser les questions suivantes:  Cette pandémie peut-elle modifier les comportements des Etats et des citoyens face au réchauffement climatique? Se dirige-t-on vers un nouveau système? Allons-nous vers un renforcement de la coopération internationale? Le Covid-19 sonnera-t-il la fin du capitalisme? 

Je souhaiterais pour ma part, que l’on puisse redémarrer notre économie, notre « écologie » et notre politique de manière complètement différente. Ce qui est effectivement sûr, c’est qu’il y aura du changement, mais j’espère que ce sera un changement positif. Tout d’abord, j’espère que les solidarités que nous avons réussi à créer durant ce contexte de covid-19, vont se poursuivre dans l’après, aussi bien dans la sphère familiale par exemple, avec l’amélioration des répartitions des tâches domestiques, que dans nos relations amicales ou professionnelles, avec des réflexions sur nos comportements et nos entraides. Je souhaiterais aussi que les entraides intergénérationnelles crées grâce à la pandémie, se poursuivent dans l’après.

De plus, à titre personnel, je pense également que de bon nombre de fondamentaux, notamment économiques devront être repensés après cette crise. En effet, je pense que cette crise était indéniable: elle devait arriver. Tout le monde était à cran; le monde politique, social et économique avait manifesté une réelle envie de changement déjà avant cette crise notamment avec les mouvements des gilets jaunes, la problématique climatique et les grèves liées aux réformes de la retraite. Ceci pourrait donc aider à une véritable transformation et pas un simple retour à la normale. J’espère donc que l’on aboutisse enfin à une coordination internationale car aucun pays, même les plus « puissants » ne peuvent venir à bout, isolément. Il faudra pouvoir collaborer entre pays afin d’aider les pays les plus en difficultés comme certains états africains, dont les capacités sanitaires et économiques sont très faibles. Je pense également que cette crise nous a fait prendre conscience de l’importance de relocaliser les entreprises afin d’une part de permettre au pays de survivre lors d’une crise comme celle-ci et d’autre part, arrêter de s’implanter dans des pays où la main d’œuvre est si peu cher que nous exploitons des enfants, des adolescents et des adultes afin de pouvoir consommer en masse.

En ce qui concerne la politique, nous avons pu aussi constater à quel point notre système est détruit, mensonger et sans issue.  Il est évident que nous avons besoin d’un nouveau système qui arrête de mentir à la population, avec par exemple l’utilisation nécessaire des masques. De plus, nous voyons davantage l’utilité d’une sécurité sociale. En effet, les États-Unis qui avait opté pour l’individualisme, se rendent bien compte aujourd’hui des désastres de cette décision.  Je souhaiterais pas ailleurs, même si cela parait très idéaliste, que nous arrivions par la suite à avoir des président(e)s  qui soient là pour nous représenter et non pas pour le pouvoir. Les discours de certains présidents ces dernières semaines prouvent leurs incapacité à diriger un pays. Enfin, je souhaiterais par la suite que la politique arrête de cacher les problèmes et cherche plutôt la transparence avec la population.

Pour finir, le sujet le plus important à mes yeux est la relation que nous allons avoir avec l’écologie. En effet, cette crise du coronavirus nous a permis au moins de voir l’impact qu’avait l’homme sur l’environnement. Le passé montre qu’il est difficile de faire la transition écologique lorsque le monde économique est en croissance. Ce qui tire la croissance, c’est la consommation, l’usage et donc encore une fois, la consommation d’énergie, pour se déplacer, notamment. C’est donc l’occasion d’effectuer un découplage afin de continuer de produire des richesses mais en utilisant des énergies qui sont moins polluantes, décarbonées, en passant à un modèle beaucoup plus économe en ressources. Nous devons donc aussi changer notre mode de consommation et notamment stopper la consommation de masse. Je pense ici, à modifier nos achats alimentaires, par exemple en achetant de la viande et des légumes éco responsables et locaux. Je souhaiterais donc basculer d’une agriculture intensive à une agriculture raisonnée, tout en produisant localement évidemment. Enfin, je trouve que l’initiative d’accentuer l’utilisation des vélos et de baisser la consommation de voitures est une grande avancée, qui était plus que nécessaire.

Il faudrait donc accentuer sur la nécessité de mieux penser l’impact de nos modes de consommation et de celui des entreprises les plus polluantes, de donner une place plus importante à la nature et aux espaces naturels, ou encore de mieux sensibiliser le grand public à la problématique du changement climatique.

Je souhaiterais donc pour ma génération et les suivantes, vivre dans un monde nouveau où la solidarité, la préservation de l’environnement, la baisse des inégalités et le bien-être de chacun soit au centre de nos occupations.

Anne Onyme

 

Cloîtrée chez soi, seule avec ma mère dans une période si complexe et dans un contexte anxiogène : difficile de prime abord de trouver du positif à la situation. En effet, plus d’échappatoire à la « vie familiale », pas de relation sociale entre amies, pas de connexion avec la nature, pas de sortie dans des établissements (bars, restaurants, écoles).   Mais la crise sanitaire que nous vivons a aussi des choses à nous apporter, entre redécouverte de soi et nouveau rapport aux autres.

Pour ma part, le confinement est à la fois très long et à la fois très rapide car je n’arrive pas à imaginer que cela fait déjà deux mois que je suis seule ou presque, chez moi. 

La crise due à la pandémie du covid-19 est tout à fait exceptionnelle. Pour nous, les confinés, s’abattent sur nous les émotions d’anxiété, d’ennui et de solitude. Mais cette bulle si invraisemblable dans l’espace-temps n’est pas forcément si mauvaise. Personnellement, le début du confinement n’était pas simple surtout vers la troisième semaine. Cependant, il m’a permis de découvrir d’une part des choses en moi qui étaient jusqu’à présent cachées, et d’autre part, il m’a permis de renforcer la solidarité, et les efforts que je faisais envers autrui. 

J’ai donc tout d’abord pris du temps pour moi. J’ai cuisiné de nouvelles recettes, j’ai décidé de rythmer mes journées avec du sport ou du yoga pendant une heure, je me suis découvert une passion pour la broderie (je me débrouille pas si mal), et enfin je me suis remise à la lecture.

Je suis aussi revenu à l’essentiel, c’est-à-dire que j’ai pris le temps d’appeler mes sœurs, mes grands-parents, mes amies de longues dates, ce que je ne faisais plus car ma vie d’avant ne me laissait pas ce temps. Cela m’a permis de renforcer les liens avec les personnes qui me sont chères.

Enfin, j’ai redécouvert la solidarité. Quand j’aborde le mot « solidarité »,  je parle de solidarité entre voisins, de solidarité en s’engageant dans des maraudes, ce qui est plus que primordial dans une période de crise sanitaires qui engendrant elle-même, une crise de la faim. J’ai toujours participé à des maraudes et le mot solidarité est toujours passé pour moi avant l’individualisme, cependant je trouve que globalement, cette solidarité s’est agrandie ces derniers temps. Tout le monde s’entraide, par exemple les privés qui font les courses pour les plus âgées mais aussi les boulangers ou les buralistes qui vendent des fleurs ou des légumes des paysans d’à côté. Toute ces choses sont positives, et aident à continuer notre vie chaque jour. J’espère que cela continuera après le confinement.

L L

 

 

Une pandémie d’une telle ampleur : fait inédit dans l’histoire humaine. Également appelée « World War III » sur Twitter, celle-ci n’épargne quiconque croise son chemin. Chaque pays gère la situation comme il l’entend. Opérer pareillement dans l’ensemble des pays, pourquoi faire ?  

La Chine, en avance sur les autres – comme toujours – modèle de lutte contre le virus. L’Allemagne, bon élève, met un point d’honneur sur le dépistage massif. Trump, enfin concerné, suit la logique « America First » – pour changer. Côté français, les tests ne semblent pas être une priorité, les masques commencent à l’être, le gouvernement comprenant qu’il est peut-être judicieux de limiter les contaminations…  

Partout, les gens se distraient comme ils le peuvent. Rapprochements familiaux pour certains, déchirements pour d’autres. Amateurs de séries ravis, regardeurs de films déjà vus, lecteurs endurcis, travailleurs à domicile, sportifs amateurs ou confirmés, apprentis pâtissiers, maniaques excessifs, hypocondriaques sévères, éternels endormis, bavards au téléphone, challengeurs des réseaux, briseurs de règles … Un fait avéré: l’homme ne manque pas d’imagination pour s’occuper l’esprit. Confinement oblige, bien évidemment.  

Plus quelques millions d’abonnés sur Netflix, apparition de Disney+ sur Canal, développement d’applications de communication. Le confinement a su profiter à certains géants de la plateforme Internet. 

Cette question qui nous brûle tous les lèvres, bien que connaissant la réponse par avance : à quoi ressemblera la vie post-confinement ? L’homme changera-t-il ses mauvaises habitudes ou la nature humaine est-elle condamnée à retrouver immuablement sa part d’ombre ? L’humain est-il naturellement égoïste ou ouvrira-t-il les yeux quant à la beauté du monde qu’il a détruit par le passé ? Pourrons nous arrêter – au moins ralentir – la surconsommation, la pollution inutile, la déforestation ou la surexploitation des ressources ?  

Une fois prisonnier de sa propre bêtise, l’homme, ou plutôt la pensée qui l’anime, l’incite à la réflexion. Cette réflexion qui le pousse à s’interroger sur ses agissements passés, sur son impact sociétal, sur la personne qu’il est véritablement. L’esprit divague, les pensées s’entremêlent. L’humain, après avoir épuisé tout ce qu’il avait imaginé pour s’occuper, s’ennuie, se morfond, se plaint, s’apitoie sur son sort, comparant sa situation avec celle de ses proches, qu’il se voit contraint d’éviter. Puis réfléchit, comprend, réalise qu’une autre option n’est objectivement que peu envisageable pour le moment. Remercie, comme ces applaudissements quotidiens à 20 heures pour le personnel soignant et les commerçants qui mettent leur vie en danger pour les autres. Et continue de s’occuper. 

Aussi inédite, aussi marquante, aussi singulière soit-elle, que retiendra-t-on véritablement de cette situation? Si ce n’est raconter cette expérience à nos enfants qui, plus tard, liront leur manuel d’histoire. Leur affirmer que nous avons été témoins d’un tel événement mondial. Et que leur dirons-nous s’il n’y a pas de changements des mentalités ? Si après deux mois condamnés à réfléchir nous n’avons toujours rien compris ? Car, depuis l’absence de l’homme, ses erreurs ont comme été mises sur pause, laissant un juste moment de répit à la planète et aux autres espèces qui l’habitent : baisse de la pollution sonore, des émissions de CO2, reprise de leurs droits pour les animaux sauvages, eaux de Venise qui retrouvent leur clarté …  

Ce qui n’empêchent pas les hommes de s’en prendre à eux-mêmes : hausse des féminicides, bataille de rouleaux de papier toilette dans les supermarchés …  

Et d’avoir des conséquences désastreuses sur l’économie : perte d’emplois, entreprises en faillite, chute du PIB …  

Imaginer un monde plus respectueux de l’environnement et une évolution des pensées ne reste tout de même pas chose inimaginable. Or l’homme devra faire face à la grande plus crise économique de l’histoire tout en empêchant une nouvelle vague du virus, continuer à garder de bonnes habitudes, en privilégiant par exemple les épiceries de quartier quand il fait ses courses, ou ne pas se ruer dans les magasins de vêtements et les bars à leur ouverture …  

Dans la pratique, malheureusement, des espoirs. Des engagement sans doute autant engageant qu’un programme électoral. Car certes si « l’homme est un animal pensant », lui reste-t-il encore, tant de par les circonstances, de mettre ses actes en accord avec sa pensée …

Anne Onyme

 

 

Nous entrons dans la huitième semaine de confinement, cela parait long mais à la fois si court comparé à ce qu’il nous reste à vivre. Le confinement à un peu l’air de vacances pas vraiment programmées qui ont changé le quotidien de tous les français mais dans le monde entier également. Pour ma part ça m’a un peu déboussolée je ne m’attendais pas vraiment à ça ou du moins je n’aurais jamais imaginé qu’une telle chose pourrait se produire. Je n’aurais jamais imaginé vivre ma dernière année de lycée de cette façon, mais quoi que l’on dise c’est un bon moyen de se ressourcer et de penser un peu plus à soi. Selon moi nous ne pouvons nous plaindre car notre situation n’est pas aussi compliquée qu’en temps de guerre, nous avons tous ce qu’il nous faut chez nous un toit, à manger … c’est pour cela que j’essaye de relativiser en me disant que cela aurait pu être pire.  Je trouve que le temps est passée à une vitesse folle. Ce confinement m’a appris à réfléchir sur moi à prendre mon temps, à m’organiser et à faire des choses que je n’aurais jamais pris le temps de faire ou même eu l’idée de le faire. Cette période que nous vivons devrait nous servir à nous faire prendre conscience des choses primaire qui nous entourent et dont nous avons besoins. Prendre soin des personnes et des choses que nous aimons, être plus aimable, serviable et prendre des nouvelles des personnes qui comptent pour nous et pas d’attendre que quelque chose arrive et par la suite avoir des regrets. Revenir sur ce qui est important, remercier les personnes qui nous rendent service et qui sacrifient une partie de leurs vies pour sauver les nôtres et rendre nos vies meilleures. Cela nous rend conscient de ce qui n’est pas nécessaire et qu’on voyait comme quelque chose de primaire qui n’était pas forcément indispensable. Le monde de demain devrait prendre conscience de toute ses choses, et remettre en question les valeurs primaires qui les entourent, le pourquoi faisons-nous cela et pourquoi devrons nous le faire ? Avec le recul ce confinement a du bon, car pour moi tout en nous éloignant il nous rapproche les uns des autres. Nous vivons tous la même situation, donc pourquoi la prendre du mauvais côté alors que le changement peut faire du bien et cela nous fait voir la vie autrement. A notre sortie la moindre petite chose qui avant était banale aura un goût totalement différent, l’approche sera différente et les relations humaines seront peut-être meilleures. Selon moi ce virus est un appel de notre Terre, un avertissement, que nos agissements et notre quotidien porte atteinte à l’avenir de notre espèce et de la planète entière. Il faudrait un peu revoir toutes les actions quotidiennes pour améliorer non pas l’activité au niveau des finances et du travail, mais de notre planète, de l’environnement, de faire un peu plus attention à l’endroit qui nous sert de maison. J’ai l’impression que la société dans laquelle on vit n’assume pas forcément ses erreurs et au lieu d’y remédier cherche un coupable qui est une minorité donc plus facile à accuser et à attaquer. On parle souvent de maturité quand on parle d’une personne la définition est la suivante. Trois verbes peuvent aider à mieux comprendre, et surtout à progresser. Avoir de la maturité, c’est : voir, juger et agir.

Être plus mûr(e) dans sa façon de vivre, c’est savoir enchaîner ces trois actes, un peu comme on inspire et on expire pour respirer. Et cela peut s’appliquer à tous les domaines de notre vie : loisirs, vie amoureuse, choix, orientation, boulot, initiative… Alors la question que je me pose c’est : est-ce que la maturité a à voir avec ce qu’il se passe dans le monde ? Et bien selon moi on reproche souvent aux enfants comme aux adultes un manque de maturité mais est-ce qu’au contraire ça ne serait pas quelqu’un ou quelque chose d’autre qui serait immature. Quand je parle de ça, je fais références aux nations, et des personnes qu’on dit être au pouvoir. Peut-être qu’avec une autre approche différente et d’autres éléments pour rétablir la situation on n’en serait pas là. Peut être que tous ce qu’il se passe était écrit et que c’est le début de l’extinction de notre espèce, comme pour beaucoup d’autre espèces qui ont disparu avant nous. Peut être que certaines personnes vont penser que je suis négative mais je ne pense pas l’être, j’essaye juste de trouver des explications à ce qu’il se passe et à ce qu’il va nous arriver.

Anne Onyme

 

 

Après cette expérience de confinement enrichissante pour certains, et plus contraignante pour d’autres, j’aimerais en tirer des leçons pour un monde à venir, dont nous sommes les prochains acteurs. Ainsi j’ai remarqué, comme de nombreuses personnes je pense, que les conséquences négatives de cet enfermement ont permis à la société de se remesurer et de constater les grands problèmes marquants de nos jours.

Alors, si je devais annoncer les grands enjeux à résoudre de notre futur proche, je dirais tout d’abord, que je voudrais un monde où chacun est traité avec égalité, que chacun reçoive le besoin d’amour dont il a besoin, que chacun ait le droit d’être défendu, d’être jugé, d’être supporté, d’être accompagné dans le sens qu’il veut donner à sa vie. En effet, il existe aujourd’hui encore trop de différences entre les plus riches, les plus pauvres, les plus blancs, les plus noirs, les plus féminins, les plus masculins, les plus beaux, les plus moches, les plus intelligents, les moins intelligents les plus jeunes et les plus vieux. J’aimerais ainsi anéantir le sentiment de solitude et de délaissement qui font faire aux hommes, les plus grandes erreurs, et causent à la société les plus grands remords. Ainsi, je voudrais que l’on comprenne tous, la dimension de vivre-ensemble et ce que ce mot veut réellement dire. Je pense que de nombreux défauts humains empêchent aux uns et aux autres de se traiter avec égalité. Je parle de défauts tel que la jalousie, l’hypocrisie, le besoin de supériorité, la haine envers le différent, mais également le manque d’acceptation de soi, dans une humanité où l’on devient indépendant de plus en plus vite. Je pense que si la haine n’était pas un défaut aussi mortel, nous serions bien plus apte à jouir de la vie au lieu d’en faire une énigme compliqué à absolument résoudre. De ce fait, dans un monde où la véritable fraternité régnerait et l’égalité de traitement entre tous demeurerait, j’insinue que le monde serait bien plus stable. Ensuite, pour revenir dans une dimension moins psychologique, je voudrais un monde qui se soucie de l’écologie et de tout ce qu’elle pourrait entraîner comme changement. Avec le confinement, nous nous sommes plutôt rendu compte qu’il est tout à fait possible de se déplacer à pied ou en vélo, et les besoins d’utilisation de la voiture pourraient être largement diminués. De plus nous nous sommes aussi rendu compte, que tous les besoins futiles tels que les restaurants, les cinémas, les activités touristiques, etc… ne sont que des choses complémentaires à notre vie, qui ne [relèvent] pas d’une utilité propre et qui pourraient être donc diminués à des occasions exceptionnels. Cependant, le problème de l’économie se poserait par le manque d’emplois et de richesses rapportées, il faudrait créer de nouveaux secteurs d’emplois dans des domaines plus écologiques et sûrs pour notre planète, car sans elle il n’est même plus envisageable de résoudre l’énigme de la vie. Pour finir, je voudrai un monde où le bonheur ne se baserait plus uniquement sur des besoins matériels qui remplissent de joie le temps d’un instant et qui ne fonde pas l’objectif d’une vie. J’aimerais soutirer plus de plaisir dans les actions qu’on pourrait accomplir pour les autres. En effet, toutes les nouvelles technologies apportent certes de la practicité, mais elles peuvent aussi contribuer aux vices de l’homme et entraîner la haine. 

L’homme est le dominant de son milieu. Il est le seul à être l’acteur et le spectateur de sa vie et de celles des autres en même temps. Il est tout à fait possible que notre monde d’aujourd’hui soit meilleur, mais encore faut-il que l’homme le veuille.

Anne Onyme

« Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer au repos dans une chambre. » Blaise Pascal

Je trouve que cette citation s’applique parfaitement à notre contexte actuel. En effet, j’ai l’impression que l’homme n’est jamais content de la situation dans laquelle il se trouve, et il a raison : sa routine quotidienne a été complètement chamboulée. Cependant il n’essaye pas de prendre en considération tous les efforts effectués autour de lui (notamment du personnel soignant et des scientifiques). Rester chez nous semble être la tâche la plus colossale de notre existence, et c’est en considérant cette tâche comme « colossale » que l’on ne se rend pas compte du privilège que l’on a de vivre dans de grandes maisons et de beaux appartements. C’est ici que j’aimerais que le monde change :

Il y a des familles nombreuses cloîtrées dans de tous petits appartements dans les cités qui respectent les règles depuis le début de l’urgence sanitaire, qui n’ont pas beaucoup de moyens pour ne serait-ce que s’acheter à manger. Et lorsqu’une personne de couleur, surtout dans ce genre de quartier, s’en va au magasin en bas de chez elle, elle se fait battre par la police avant même de savoir pourquoi elle se fait sanctionner. A l’inverse, dans les beaux quartiers de Paris, on invite tout le XVIIIe arrondissement à une fête dansante, et lorsque la police intervient, elle « disperse » la foule, qui elle ne reçoit aucunes sanctions.

De plus, ce qui me parait tout simplement incroyable, c’est que l’on laisse des politiques raconter n’importe quoi à leurs pays. Je pense que pendant cette période on devrait laisser prioritairement la parole à un porte-parole d’un comité scientifique plutôt qu’à un homme orange qui conseille à sa population de s’injecter du désinfectant dans les veines. Mais cela s’applique également à la France, un politique devrait savoir de quoi il parle ou alors au moins avoir un discours élaboré qui puisse partager à la population les informations actuelles en toute honnêteté.

Pour conclure, je pense qu’il serait essentiel que l’on s’occupe enfin du problème des violences policières, surtout en ces temps où l’on ne devrait pas séparer la population mais au contraire rester unis et s’entre-aider, et qu’à l’avenir on puisse prêter plus d’attention aux paroles de certains politiques qui mettent leur population en danger.

(je sais que ceci n’est pas une dissertation mais comme ouverture je conseille Le Joueur d’échecs de Stefan Zweig qui fait écho à la citation de Blaise Pascal 😉.)

M L

 

Depuis début mars La France et le monde entier se voit figer que se soit dans le domaine économique et social. Le confinement est mis en place pour lutter contre la pandémie, à cela la conséquence fût la suivante : les familles restreintes chez elle avec l’interdiction de ne plus sortir sauf pour cause nécessaires. Depuis le début du confinement j’ai eu diverses réflexions sur moi-même, la première est le fait de n’avoir pas réellement été présent envers ma famille mais maintenant cela va faire deux mois que j’essaye de changer cela et de passer plus de temps avec les membres de ma famille et grâce à cela notre complicité s’en est vue accrue. J’ai appris à connaître bien plus ma sœur et frères ainsi que mon père, j’en suis fier car le confinement nous a rapprochés. Ensuite dans mon milieu social avec mes amis c’est bien sûr dit un peu brutalement mais je me suis décidé à faire « le tri », Je me suis rendu compte avec la distance que certaines que je connaissais n’était pas aussi présentes qu’à la normale et maintenant je suis entouré je l’espère de peu d’amis mais des amis sur qui je peux compter. Outre la compréhension sur moi-même au niveau familial ou social je me suis trouvé une nouvelle passion le sport ou précisément la musculation, c’est une pratique qui me rend vivant en ces temps troublés où nous ne pouvons pas faire grand-chose.  Quant à la nature humaine j’ai eu la chance de croiser des citoyens dans les lieux de ravitaillement comme le Auchan et je me rend compte que les gens n’ont jamais été aussi souriant et bon vivre avec qui l’on peut discuter je trouve le confinement a eu du bon sur certaines personnes, ça fait plaisir à voir étant donné que avant toute cette période les gens vivaient normalement en croisant des gens tout les jours maintenant croiser quelqu’un qu’on ne voit pas quotidiennement ça fait plaisir. 

 Pour le monde demain j’aimerais qu’il garde cet aspect ou l’on peut tout perdre d’un moment à l’autre et de vivre le moment présent comme si c’était le dernier ça donnerait un côté précieux à nos moments partagés avec nos amis ou nos familles. Bien sûr aussi l’aspect hygiénique car certaines personnes avant cette période ne connaissaient pas le savon ou encore l’hygiène de vie. Faire attention à la propreté. Et même le sport le bon vivre à la maison car avant tout cela tout le monde ne faisait que sortir et maintenant que c’est beaucoup plus restreint on apprécie bien plus et on inclut beaucoup plus de valeurs à sortir rien que pour courir ou faire les courses. Je veux que dans le monde de demain qu’il ne soit pas comme avant, qu’il en soit un nouveau bien meilleur et avec de l’amour partout où l’on va.

A T

 

Dans mon monde de demain, je voudrai que la bêtise humaine s’arrête. En effet, nous sommes en période de confinement, je ne vois pas pourquoi des personnes dites « privilégiées » peuvent sortir, se balader, voir des personnes. Alors que nous, en tant que bon citoyen nous devons rester chez nous pour sauver des vies.

Dans mon monde de demain, l’économie ne reprendra pas comme au passé, mais je pense que grâce à cette pandémie, cette dernière sera une force pour autrui. Car les entreprises, l’Etat aura pris conscience de la gravité des choses et en feront une force pour le futur.

Dans mon monde de demain, le virus ne cessera pas de se développer. Mais la population saura prendre en compte ce nouveau mode de vie, même si cela sera compliqué.

Dans mon monde de demain, je ne doute pas que chacun aura pris sur soi et évitera les guerres dans le monde, pour vivre dans un monde paisible, même si du moins ils essayeront.

Mais évidemment tout cela n’est que dans mon monde de demain.

Dans mon monde de demain, je m’imagine en septembre dans une grande école pour réussir ma vie. Je serai assez consciente de ce qui s’est passé durant la moitié de l’année. Moi aussi, à mon tour j’en ferai une force car j’ai pu prendre du recul sur moi-même et réfléchir à qui je suis réellement.

Cela aussi est dans mon monde de demain, mais là je parle de moi.

M B

Le confinement, contrairement aux premières images qu’on se fait de lui, peut nous apporter beaucoup en matière d’accomplissement de soi. Notre idéal du bonheur avant le mois de mars nous était sûrement d’étudier, dans le but de se forger son propre avenir, mais également de profiter de ses proches. Cette période nous aura permis de comprendre qu’il faut apprécier chaque petit moment de la vie, chaque chose aussi simple soit-elle, pour ne louper aucun cadeau de la vie. Chacun espère au fond de lui un retour à la normale, mais sera contraint d’acquérir l’enrichissement de cette période, et de l’intégrer à sa nouvelle vie, car ce nouvel apport à notre âme changera à tout jamais notre manière précédente de vivre. De plus, en période de totale fermeture au monde, nos enjeux et nos objectifs ont été renforcés, et nos idées approfondies. Au fond, qu’est-ce que le bonheur ? Vivre en totale fermeture au monde et à la société nous rend-il vraiment malheureux ? Pour ma part, ce travail sur moi-même m’aura permis de comprendre que chaque manière de vivre apporte ses bénéfices et ses contraintes, et qu’il faut, dans notre vie future, ajouter un côté positif à tous nos actes, ainsi que de profiter encore plus de la vie, tant qu’elle nous est accessible.

Anne Onyme

 

Je pense que l’expérience que nous vivons actuellement doit être prise comme une réelle opportunité pour évoluer mentalement et réparer des erreurs passées. Le confinement des populations du monde entier a eu un réel impact positif sur le climat et la dégradation de l’environnement : nous pouvons le voir dans les eaux de Venise où réapparaissent les poissons, les dauphins qui viennent près des ports, la diminution du CO2 dans l’air grâce à la diminution des activités dans les usines… Ce virus a également pu « souder » les populations, la solidarité et l’entraide priment dans ses moments difficiles, le soutient des travailleurs en première ligne… Dans le monde de demain, selon moi, il faudrait garder un esprit solidaire entre tous, il faudrait maintenir les aides mises en place pour les sans-abris par exemple… Les métiers essentiels à la vie de chacun ne devraient pas être félicités que lorsque nous sommes en « guerre » tels que les chauffeurs routiers, les métiers dans l’alimentaire… Par rapport à la planète, le monde de demain devrait comprendre que sans planète, l’économie ne pourrait pas fonctionner : il faudrait donc penser à l’environnement avant de penser aux profits, à la production des usines… Il faut se servir de cette expérience positivement pour avancer dans le bon chemin et ne plus commettre les mêmes erreurs, même si, d’un avis personnel, je pense que les usines vont reprendre de plus belles et n’auront aucune prise de conscience. Enfin, le monde de demain devrait également favoriser les producteurs locaux, plutôt que de délocaliser les usines : cette expérience du coronavirus a prouvé l’importance des acteurs locaux. 

Anne Onyme

Je ne souhaite pas prendre beaucoup de résolutions car elles sont toujours difficiles à tenir. 

Ma première résolution est de prendre plus de plaisir tous les jours dans ma vie car comme d’habitude, on se rend seulement compte de ce qu’on a quand on l’a plus. Par exemple une balade en vélo semble tellement anodine en temps normal   et pourtant maintenant deux mois que je n’ai plus eu ce plaisir. Ma deuxième résolution est de prendre toutes les maladies plus au sérieux ainsi que les mesures qui doivent être prise car je me suis rendu compte que je ne pratiquais pas tout les reflexes avant que me les rappelles en début de confinement.

A. Nonyme

Avec le confinement, je me suis rendu compte, que pour quelqu’un d’ordinairement content de rester à la maison, je commençais à vraiment avoir besoin de sortir. J’ai constaté que ce manque traduisait en réalité un manque de pratique sportive. J’ai donc décidé de m’astreindre à un programme pour garder la forme et garder le rythme. Un autre aspect que j’ai découvert est que quand j’avais décidé de faire quelque chose, je les faisais à fond et je réussissais à dépasser mes espérances. Par exemple, je me suis mis à la course, et c’est au bout de quelques semaines seulement, alors que je partais de quasiment de zéro, j’ai dépassé et presque doublé mes objectifs. 

 Pour ce qui est de la nature humaine, on constate que nous avons une capacité d’adaptation énorme. On a pu constater que d’un jour à l’autre, nous avons restreint toutes nos habitudes, nos libertés, nous avons radicalement changé notre mode de vie. Aujourd’hui, notre mode de vie va encore être modifié avec le port du masque obligatoire, mais nous sommes conscients que cela est pour notre sécurité individuelle et collective.

T S

 

 

Cette période m’a rendu plus autonome dans mon travail. J’ai adopté de nouvelles méthodes de travail que je n’avais jamais expérimentées jusqu’alors. J’ai ainsi découvert qu’il n’y avait pas qu’une seule façon d’apprendre, mais que chacun devait trouver la sienne en fonction de la situation. J’ai réussi à m’adapter tout comme de nombreux êtres humains. L’adaptabilité est l’outil qui nous permet de survivre, nous nous sommes adaptés à cette situation comme nous nous sommes adaptés à notre environnement au fil du temps. Pendant ce confinement une nouvelle société s’est mise en place et après le déconfinement elle sera encore différente. Nous devons nous adapter à nos nouveaux besoins. Il faut tout repenser, nous devons rebâtir notre société et j’espère que celle-ci sera unie et aura grandi. J’ai aussi pu constater que l’homme est un animal social. L’Homme a besoin de parler à de réelles personnes, il a besoin d’un contact fréquent sinon cela a un impact sur sa santé mentale. C’est pourquoi le confinement a pu être une réelle épreuve pour certains. Mais l’Homme est ingénieux et flexible : il a réussi à trouver des solutions. J’ai aussi beaucoup appris sur moi-même. En effet, j’ai découvert qu’il faut se libérer l’esprit et ne pas sombrer dans le travail. Il faut se ressourcer pour ensuite reprendre le travail plus détendu et plus fort. J’ai l’impression que c’est un nouveau moi qui va émerger de cette crise. L’Homme n’apprécie pas l’imprévu, il n’a pas la main sur ce qu’il se passe et doit « improviser » comme si on avançait dans le brouillard sans rien voir devant soi. Il faut se servir de cette situation comme un tremplin pour relancer et reconstruire l’économie. Le fonctionnement de notre société moderne est mis à l’épreuve. Cette crise met en avant la vulnérabilité de l’Homme. Nous pensons être maître de notre planète, mais il n’en est rien ! Toutes les failles de notre systèmes ressortent et il va falloir du temps pour tout réparer. Faut-il essayer de sauver notre ancien système ou faut-il tout rebâtir ? Cette crise nous montre que c’est toujours le collectif qui prime sur l’individuel, ce qui est je pense une bonne chose. Nous avons tous besoin des autres, il s’agit d’être unis sinon il nous sera impossible de repartir. Je pense que beaucoup de personnes sont encore ignorantes et ne se rendent pas compte des dégâts de cette crise.

A. Nonyme

 

Ces dernières semaines m’ont permis de m’apaiser et de réfléchir au choses essentielles. En effet, depuis deux mois, je me concentre principalement sur ma famille avec qui je suis 24 h sur 24; et le fait de ne voir personne d’autres m’a aussi permis de me ressourcer, pour un retour à la vie active. Même si le fait de ne pouvoir sortir de chez moi est reposant, je trouve cela tout de même ennuyeux et contraignant. Et, cela devient pesant et difficile de ne plus voir mes amis, qui me manques malgré tout. Personnellement, je vois le post confinement comme une épreuve, je n’ai pas l’intention de retrouver mes amis tout de suite, de peur d’attraper et de faire circuler le virus. Pour éviter une nouvelle vague de l’épidémie, nous allons devoir être minutieux. De plus nous nous situons dans un département principalement touché par l’épidémie. Le retour à notre vie « normale » sera donc bien plus strict et non évident. Cette période spéciale, m’as permis comme dit précédemment, de m’apaiser et de me concentrer d’avantage sur ma famille. De plus, ne pouvant plus pratiquer mon activité quotidienne qu’est le volley-ball, je me suis mise à la course à pied, cette activité que je pratique avec mon chien me permet de me défouler et de prendre du temps pour moi. Désormais, ne pouvant plus voir mes amis, ni retourner au lycée, je regrette tout de même de ne pas avoir profité de chaque moment de cette vie de lycéenne, qui n’existera maintenant plus. Pour moi, ces dernières semaines m’ont donc permis de me réapprendre, de plus nous avons pu remarquer d’importante chaîne de solidarité comme pour la fabrication de masques ou de matériels médicaux. La générosité humaine existe donc encore, et nous avons pu là redécouvrir grâce à ce confinement. Pour ma part, je prends plus soin de mes proches et de mes voisins, j’appelle souvent mes grands-parents pour prendre de leurs nouvelles. Ces deux mois, m’ont beaucoup apportés, et même s’ils ont était destructeurs pour nos vies et notre économie. Je pense que ce temps était bénéfique pour beaucoup d’entre nous.

Anne Onyme

Confinement

Si j’ai souvent l’impression de passer mes journées à ne rien faire depuis deux mois, je me rends aussi compte que cette situation m’a mise face à certaines questions et enjeux qui font que ce n’est peut-être pas seulement du temps perdu.

D’abord, la nécessité de savoir se trouver face à soi et soi seul. En situation « normale », nous sommes en permanence stimulé par tout ce qui nous entoure : les gens, les sons, les évènements, un rythme rapide, les transports, la musique. Nous avons oublié comment faire face à l’ennui, et être seul. Car c’est dans ces seules conditions que nous trouvons enfin l’occasion de répondre à des questions parfois simples mais essentielles, et prendre du recul sur nous-mêmes, et adopter un regard différent. Sur sa vie, ses envies, son chemin, son entourage, ses objectifs, habitudes, etc. Nous agissons facilement de manière grégaire, par imitation, envie de plaire, mais une fois isolés, nous plaisons-nous vraiment ? sommes-nous en adéquation avec nous-mêmes ? comment agirais-je sans le regard des autres ? est-ce que je m’aime parce que les autres adhèrent à mon comportement, ou parce que j’y adhère moi-même ?

Un rythme rapide, un emploi du temps surbooké, un travail prenant, ne nous laissent parfois pas la possibilité de vivre certaines passions, ou aller vers des domaines vers lesquels nous irions spontanément. Le confinement et de surcroît un temps libre illimité, nous permettent de nous investir dans la peinture, la musique, des langues étrangères, lecture, bricolage, écriture, … ou tout simplement penser et agir autrement, et si nous découvrions des facettes inconnues de notre personnalité ? le confinement devient un moyen de s’émanciper et de s’épanouir. Est-ce que certains s’émancipent en liquidant netflix en deux jours, écoutez je sais pas.

Le confinement est également une épreuve. L’on se sent un peu testé, dans des conditions où tout est tentation à « ne rien faire ». Nourriture et lit à proximité, pas de jugement d’autrui, … Va-t-on dériver ? … C’est l’occasion de trouver le juste équilibre entre mental et corps, si ce n’est pas déjà fait, ou bien replacer ses priorités. Ainsi on observe l’importance que telle personne porte à tel domaine, que ce soit le sport, la communication, la culture, l’instant présent, une routine saine, etc. et on constate de grands contrastes (et on ne se moque pas). Certains arrêtent de se laver, se maquiller, s’habiller, mais alors… se lavait-on pour les autres ou pour soi ?

Ensuite la relation entre nous et autrui. Il semble que nous isoler nous a paradoxalement rapprochés… Si une solidarité à verser des larmes de crocodile est décrite entre voisins, collègues, parents, citoyens ; je me pose une autre question : sans cette situation exceptionnelle, aurait-il agi ainsi avec autrui ?

Aurais-je proposé mon aide à ce voisin ? Bien sûr que non héhé … et c’est dommage non ?

Enfin la relation entre nous et l’environnement. On a pu le constater, après quelques jours de confinement à peine, les animaux sauvages ont montré le bout de leur nez, les nuages de pollutions se sont dissipés, les chants d’oiseaux se sont diversifiés au balcon. On oubliait presque que l’on cohabitait avec d’autres êtres vivants. Et alors que toute tentative pour le développement durable et la réduction de CO2 parait à chaque fois être un effort cooooonsidérable, on a désormais la preuve que c’est possible. Peut-être le sujet sera abordé différemment après la crise ? Même chose par rapport aux animaux d’élevages. Va-t-on remettre cette façon de faire en question ? car même si les origines du virus actuel sont floues, celles de la grippe aviaire, SRAS et autres sont bien dues à l’exploitation massive d’animaux pour notre consommation. Nos manières de faire ne sont pas du tout adaptées pour le long terme et il va falloir y penser. Et partout dans la société, les choses seront peut-être abordées autrement pour limiter les risques sanitaires.

Comme moi, beaucoup espèrent donc que le confinement nous permette d’aller plus spontanément vers l’autre, d’être plus à l’écoute de nous-même, des autres et de la nature, et briser sur le long terme cette bulle dans laquelle nous sommes enfermés, d’estomper cet individualisme qui décrit notre société occidentale. Peut-être vivra-t-on à la fois plus en accord avec nous-mêmes et plus proche des autres ?

S H

 

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